arp proxy et dhcp relay

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8 / 12 / 2011
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Sous ce titre pompeux se cache en fait un problème tout simple qui vous est certainement déjà arrivé: la *box est branchée sur la prise téléphonique qui se trouve être loin de l'endroit ou se concentrent les machines à brancher sur le net. Pour régler ce problème il y a plusieurs solutions:

  • Tirer un câble de 20m de la *box vers un switch où se branchent les autres machines, en espérant que le câble passe sous les portes. Pas top.
  • Avoir du wifi sur toutes les machines, c'est loin d'être le cas chez moi.
  • Avoir du CPL entre la box et le switch. Je n'en ai pas.

Une autre solution c'est d'avoir une machine allumée 24h/24 avec wifi et lien filaire vers le switch, c'est la solution que j'ai retenue. Sauf que faire un bridge wlan0 <=> eth0 c'est pas si simple que ça en a l'air, il y a bien une solution avec ebtables, mais avec ma carte wifi et son driver proprio ça ne fonctionne pas, le lien wifi boucle entre connexion et déconnexion.

J'ai donc cherché à faire autrement, le NAT j'aime pas trop parce que ça m'obligerais à avoir deux réseau puis a pusher la nouvelle route sur tous mes réseaux (vpn etc). J'ai donc trouvé une solution avec un proxy arp.

C'est assez simple:

iface eth0 inet static
address 192.168.31.253
broadcast 192.168.31.255
netmask 255.255.255.0
# Empèche ifup d'ajouter la route 192.168.31.0/24 sur eth0
up ip route del 192.168.31.0/24 dev eth0
# On doit avoir une route pour chaque machine derrière le switch
# Ici 192.168.31.3
up ip route add 192.168.31.3/32 dev eth0

iface wlan0 inet static
wpa-ssid rhizome # J'aime mon ssid :)
wpa-psk SECRET
address 192.168.31.253
broadcast 192.168.31.255
netmask 255.255.255.0
gateway 192.168.31.1

Et activer le proxy arp dans /etc/sysctl.conf

net.ipv4.conf.all.proxy_arp=1

Ensuite, comme je suis feignant, j'aimerais bien que ma machine 192.168.31.3 obtienne son IP par dhcp, il suffit d'utiliser dhcprelay:

apt-get install isc-dhcp-relay

Le script post-inst nous demande l'IP du serveur dhcp et voilà.

Pour aller encore plus loin dans l'automatisation, j'aurais aimé rajouter les routes sur eth0 automatiquement, j'ai trouvé une solution très moche en coupant mon /24 en deux /25 et d'utiliser l'option dhcp agent.circuit-id pour allouer l'adresse IP dans un des deux blocs suivant si le dhcp-relay a été utilisé, au final c'était vraiment trop moche alors je l'ai pas fait.

Pour expérimenter différents setup, j'ai utilisé un script permettant de simuler un environnement réseau avec User Mode Linux et des switchs virtuels avec vde.

J'ai commité mes tests sur github.

git clone git://github.com/philpep/network-lab.git
cd network-lab
git checkout -b lab-arp-proxy-dhcp origin/lab-arp-proxy-dhcp
cd lab-arp-proxy-dhcp
./setup

Install NetBSD 5.1 sgimips sur Indy R4000

date
11 / 10 / 2011
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Il y a quelques mois déjà, un généreux collègue m'a refilé un tas de machines bizarres à des fins ludiques comme celle de réussir à installer un OS récent dessus. Dans mon inventaire des machines exotiques j'ai donc:

Ce billet concerne l'installation de NetBSD 5.1 (la dernière), sur une SGI Indy. Coté exotisme on est comblé :)

Indy

>> hinv
                   System: IP22
                Processor: 100 Mhz R4000, with FPU
     Primary I-cache size: 8 Kbytes
     Primary D-cache size: 8 Kbytes
     Secondary cache size: 1024 Kbytes
              Memory size: 64 Mbytes
                 Graphics: Indy 8-bit
                SCSI Disk: scsi(0)disk(1)
                SCSI Disk: scsi(0)disk(2)
                    Audio: Iris Audio Processor: version A2 revision 4.1.0

Préparation

Pour commencer, impossible d'y brancher un écran à moins d'avoir un connecteur vidéo DB13W3, la machine est pourvue de deux ports série mini din 8 et elle démarre dessus quand il n'y a pas de clavier branché. Très bien, mais si comme moi on a pas de cable Mini DIN 8 vers série (9 ou 25 broches) alors il faut sortir les bobines de fil et s'en faire un, le grand Internet fourmille de doc à ce sujet, moi j'ai trouvé ce schéma très parlant (s/mac/indy):

Mini din 8 - DB9

On se connecte donc et on tombe sur le bios (qui n'a rien à envier à nos bios x86 de 2011), on en profite pour récupérer l'adresse ethernet de la machine:

System Maintenance Menu

1) Start System
2) Install System Software
3) Run Diagnostics
4) Recover System
5) Enter Command Monitor

Option? 5

>>> printenv eaddr
eaddr=08:00:69:06:f4:9b

Let's go

Je suppose que vous savez configurer un serveur tftp/dhcp/nfs. Moi j'ai fait ça sur une machine Debian sauf le serveur dhcp qui est mon routeur FreeBSD:

sudo apt-get install tftpd-hpa bsdtar nfs-kernel-server
mkdir ~/indy
wget ftp://ftp.fr.netbsd.org/pub/NetBSD/NetBSD-5.1/sgimips/installation/netboot/diskimage.tgz
wget ftp://ftp.fr.netbsd.org/pub/NetBSD/NetBSD-5.1/sgimips/binary/sets/kern-GENERIC32_IP2x.tgz
bsdtar xvzf kern-GENERIC32_IP2x.tgz
(sudo mkdir root; cd root; sudo bsdtar xvzpf ../diskimage.tgz)

#/etc/default/tftpd-hpa
TFTP_DIRECTORY = "/home/phil/indy"

#/etc/exports (gruiiik gruiiik)
/home/phil/indy/root/ 192.168.31.0/24(rw,no_subtree_check,all_squash,anonuid=0,anongid=0)

sudo exportfs -r

#dhcpd.conf
host indy {
    hardware ethernet 08:00:69:06:f4:9b;
    fixed-address 192.168.31.8;
    option tftp-server-name "192.168.31.3"; # le serveur tftp (debian)
    next-server 192.168.31.3;               # le serveur nfs (debian)
    filename "netbsd";                      # le nom du kernel à loader en tftp
    option root-path "/home/phil/indy/root";# path racine nfs
}

On retourne configurer notre bios de l'indy:

>> setenv SystemPartition bootp():
>> setenv netaddr 192.168.31.8
>> boot

Mince ça ne marche pas, on fouille partout sur internet pour trouver des infos, puis on finit par lancer un tcpdump pour voir que c'est au niveau tftp que ça coince. Ensuite on lit la doc d'install NetBSD et on y trouve ceci:

 Note that some older bootproms have an interesting bug in reading the
 kernel via TFTP.  They handle the port number as a signed entity, and can
 thus not connect to ports >32767.  You can work around this problem on
 the TFTP server (given that it is a NetBSD host) by using ``sysctl'' to
 set ``net.inet.ip.anonportmin'' and ``net.inet.ip.anonportmax'' to more
 suitable values.  For example:

       # sysctl -w net.inet.ip.anonportmin=16384
       # sysctl -w net.inet.ip.anonportmax=32767

Pour faire la même chose avec linux:

echo "16384 32767" | sudo tee /proc/sys/net/ipv4/ip_local_port_range

Installation

L'installation de NetBSD se passe sans problème. Sauf à la fin où il faut se mettre dans un shell pour taper ces quelques commandes, sans quoi on ne pourra pas démarrer sur le disque

cd /usr/mdec
./sgivol -w boot /usr/mdec/ip2xboot sd0

# => yes

reboot

On reboot sur le disque

Tout est dans la doc d'install, et ça marche(tm). Moi par exemple j'ai installé NetBSD sur le premier disque (sd0):

>> setenv systempartition scsi(0)disk(1)rdisk(0)partition(8)
>> setenv osloadpartition scsi(0)disk(1)rdisk(0)partition(8)
>> setenv osloadfilename netbsd
>> setenv osloadoptions auto
>> setenv osloader boot

Pour les curieux, voyez le dmesg de la machine.

À vous de compiler tout et n'importe quoi, juste pour le plaisir de dire "Hey mec, c'est pas portable ton code là !" :-)

Arduino cli

date
29 / 9 / 2011
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Je me suis offert une petite carte Arduino avec un Starter Kit de chez SnootLab. J'en suis très content, je suis une bille complète en éléctronique et en seulement 3 jours de documentations et autres tutoriels j'ai déjà quelques bases et j'entrevoie des possibilités infinies liant harware et software.

Seulement, l'IDE officiel d'arduino m'a vite gonflé, je suis très réticent à prendre en main de nouveaux logiciels, surtout quand ils sont graphiques, c'est plus fort que moi, trop de boutons et autres ClickClickClick ça me file des ... boutons. J'ai donc essayé de coder pour arduino en utilisant mon IDE habituel, c'est à dire vim et make, voilà la manip (pour une machine debian)

# La lib arduino http://arduino.cc/en/Main/Software (ici linux x86_64)
wget http://arduino.googlecode.com/files/arduino-0022-64-2.tgz -O - | tar xvzf -
# Le travail est déjà tout fait ici: http://mjo.tc/atelier/2009/02/arduino-cli.html
wget http://mjo.tc/atelier/2009/02/acli/arduino-mk_0.6.tar.gz -O - | tar xvzf -
sudo mkdir -p /usr/local/bin
sudo install -m 755 -o root -g root arduino-mk-0.6/ard-parse-boards /usr/local/bin/

Ensuite copiez le fichier arduino-mk-0.6/Arduino.mk dans votre projet et incluez le dans un Makefile:

TARGET = hello # Le nom du programme final (doit correspondre à un fichier hello.pde)
ARDUINO_DIR = /path/to/arduino-0022
BOARD_TAG = uno # Voir Arduino.mk pour toutes les cartes supportées
ARDUINO_PORT = /dev/ttyACM0          
AVR_TOOLS_PATH = /usr/bin
AVRDUDE_CONF = $(ARDUINO_DIR)/hardware/tools/avrdude.conf
AVRDUDE = $(ARDUINO_DIR)/hardware/tools/avrdude

include Arduino.mk

# Petit alias perso, make com lance cu sur le bon port avec un baud de 9600
com:
    cu -l $(ARDUINO_PORT) -s 9600

Ne pas oublier les outils indispensables:

sudo apt-get install gcc-avr binutils-avr avr-libc libyaml-perl cu

Pour compiler c'est make et pour envoyer le code sur la carte make upload.

Minuit est faux

date
10 / 7 / 2011
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>>> import datetime
>>> bool(datetime.time(0, 0))
False

# Pour lever toute ambigüité quand on veut tester si
# une variable est à None:
if machin is not None:
    blah()

# au lieu de

if machin:
    blah()

Le coup de minuit n'est qu'un exemple parmis d'autres, c'est la classe qui décide de ce qui est vrai et de ce qui est faux en implémentant __nonzero__().

Backup zfs

date
23 / 6 / 2011
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J'ai mis en place un système de backup de mon serveur FreeBSD (dédié) vers un autre serveur FreeBSD (@home). Les deux machines sont en zfs, c'était pour moi l'occasion de tester zfs (send|recv) over ssh. L'idée c'est qu'on envoie les donnés de manière incrémentale entre un snapshot du jour et un snapshot de la veille. Ce que l'on gagne par rapport à des solutions comme rsync c'est de la rapidité et moins d'accès disques (zfs sait exactement ce qui a bougé entre deux snapshot), l'autre avantage c'est sur la machine de backup on a un snapshot par jour, on peut donc facilement retrouver des fichiers supprimés.

#!/bin/sh

set -e

# Used in ssh command, example user@host -p 2222
REMOTE_HOST="diophante"

# Source zfs pool
POOL_SRC="tank"

# zfs sets to backup (relative to POOL_SRC)
SETS="usr/local/vmail usr/local/data usr/local/pgsql/backups usr/home usr/local/git var/backups"

# Destination pool
POOL_DST="tank/backup/${REMOTE_HOST}"

# We use ssh connection sharing
SSH_ARGS="-o ControlPath=~/.ssh/%r@%h:%p"

# zfs snapshot prefix => tank/foo@bck-2011-05-25
PREFIX="bck-"

# Remote zfs command
REMOTE_ZFS="ssh ${SSH_ARGS} ${REMOTE_HOST} sudo zfs"

# Local zfs command
LOCAL_ZFS="sudo zfs"

# Launch master ssh for sharing connections
ssh -MNn ${SSH_ARGS} ${REMOTE_HOST} &
ssh_master_pid=$!

for zfs_set in ${SETS}
do
    # Test if destination exist
    ${LOCAL_ZFS} list -H ${POOL_DST}/${zfs_set} >/dev/null

    date_suffix="${PREFIX}`date +%F`"
    snap="${POOL_SRC}/${zfs_set}@${date_suffix}"
    old_snap=`${REMOTE_ZFS} list -Ht snapshot 2>/dev/null | grep "^${POOL_SRC}/${zfs_set}@${PREFIX}" 2>/dev/null| awk -F' ' '{ print $1 }' 2>/dev/null`
    if [ "${old_snap}" ]
    then

        if [ "${old_snap}" != "`echo ${old_snap} | head -n 1`" ]
        then
            echo "[!] Multiple zfs snapshot found: ${old_snap}"
            echo "[!] Consider changing PREFIX or fix the issue yourself"
            continue
        fi

        if [ "${old_snap}" = "${snap}" ]
        then
            echo "[!] ${snap} exists"
            continue
        fi
    fi
    echo ${REMOTE_ZFS} snapshot "${snap}"
    ${REMOTE_ZFS} snapshot "${snap}"

    if [ "${old_snap}" ]
    then
        extra_args="-i ${old_snap}"
    else
        extra_args=""
    fi

    echo ${REMOTE_ZFS} send $extra_args "${snap}" '|' ${LOCAL_ZFS} recv -F "${POOL_DST}/${zfs_set}"
    ${REMOTE_ZFS} send $extra_args "${snap}" | ${LOCAL_ZFS} recv -F "${POOL_DST}/${zfs_set}"

    if [ "${old_snap}" ]
    then
        echo ${REMOTE_ZFS} destroy "${old_snap}"
        ${REMOTE_ZFS} destroy "${old_snap}"
    fi
done

kill $ssh_master_pid

Le script est aussi disponible sous forme de gist github.

Sur mes deux machines j'ai un user backup qui peut exécuter zfs avec sudo, l'user backup sur la machine de backup peut accéder en ssh à l'user backup (vous suivez ?) sur la machine à sauvegarder au moyen d'une clé ssh dédiée sans mot de passe.

Le script se lance donc sur la machine de backup (en ayant pris soin de créer tous les sets zfs qu'on va sauvegarder). La première fois il va transférer le set en entier, et les jours suivants il va envoyer de l'incrémental, il faut au minimum un jour entre chaque backup mais rien ne vous empêche de mettre l'heure dans le nom du snapshot.

Commentaires, patchs bienvenus.

PS: Ça fait 6 mois que j'ai pas posté sur ce blog, c'est parce que je travaille et même si je trouve encore un peu de temps pour faire mon propre code c'est moins le cas quand il faut le décrire ici. Par contre je maintient une liste de posts à faire sur ce blog, je rattraperais mon retard bientôt.