11 / 2010

Installer UNE debian rapidement en pxe avec dnsmasq

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29 / 11 / 2010
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Sur le net on voit beaucoup de tutos pour installer Debian en pxe. Mais la plupart sont beaucoup plus compliqués que ça ne l'est vraiment. Pour mon cas il me fallait installer Debian sur un laptop depuis un autre laptop.

Il faut s'arranger pour que la machine cible puisse être sur le même lan que le serveur pxe. Moi mon laptop est en wifi, donc j'ai mis un cable entre les deux laptop un coup de forward iptables (mais c'est pas le sujet).

# Install dnsmasq
sudo apt-get install dnsmasq

# Creation du repertoire servi par le builtin tftp de dnsmasq
mkdir -p ~/pxe/pxelinux.cfg
cd pxe

# On fetch le kernel, le bootloader pxe et le ramdisk
export SITEFTP=ftp.fr.debian.org:/debian/dists/stable/main/installer-i386/current/images/netboot/debian-installer/i386
wget $SITEFTP/pxelinux.0
wget $SITEFTP/linux
wget $SITEFTP/initrd.gz

# Config du bootloader
cat > pxelinux.cfg/default << EOF
DEFAULT lenny
LABEL lenny
        kernel linux
        append vga=normal initrd=initrd.gz --
TIMEOUT 0
EOF

# Config dnsmasq
cat > /etc/dnsmasq.conf << EOF
interface=eth0
dhcp-boot=pxelinux.0
enable-tftp
tftp-root=/home/phil/pxe/
EOF

# Reload dnsmasq
sudo /etc/init.d/dnsmasq restart

Configurez iptables pour laisser passer bootpc, dns et tftp et hop install pxe en moins de 5 minutes et avec un seul soft.

Installer et booter une FreeBSD zfs on root depuis Debian/Grub2

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29 / 11 / 2010
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J'ai une partition primaire de libre sur mon laptop sous Debian , je comptais y installer une FreeBSD full zfs. Le problème c'est que mon laptop n'a pas (plus) de lecteur cd, et que je me voyais mal faire une installation zfs un peu ardue en pxe et sans avoir la doc dans $BROWSER.

Alors je me dis qu'installer FreeBSD sur la partition libre depuis ma Debian testing avec zfs-fuse est possible. Évidement pas de chroot possible, mais y'a même pas besoin. Le plus dur ça a été de démarrer la FreeBSD avec grub2, mais je suis tombé sur la bonne doc. Voilà la manip sans attendre que qemu se lance.

On installe les petits (gros) tools qu'il nous faut (zfs-fuse est dans testing ou sid) :

sudo apt-get install bsdtar zfs-fuse lftp

On récupère une distribution binnaire de FreeBSD (ici 8.1-RELEASE i386)

mkdir ~/freebsd && cd ~/freebsd
lftp -c "open ftp://ftp.fr.freebsd.org/pub/FreeBSD/releases/i386/8.1-RELEASE/; mirror base"
lftp -c "open ftp://ftp.fr.freebsd.org/pub/FreeBSD/releases/i386/8.1-RELEASE/; mirror kernels"
# Et si vous voulez les man
lftp -c "open ftp://ftp.fr.freebsd.org/pub/FreeBSD/releases/i386/8.1-RELEASE/; mirror manpages"

Ensuite on crée sa pool zfs sur la partition cible (en forçant la version en 14, version de zfs sur FreeBSD)

sudo zpool create -o version=14 tank /dev/sda3
sudo zfs create tank/root
# Ici on peut créer tous les datasets qu'il nous faut

On extract tout ça :

cd ~/freebsd/base && cat base.?? | sudo bsdtar --unlink -xpzf - -C /tank/root
cd ~/freebsd/kernels && cat generic.?? | sudo bsdtar --unlink -xpzf - -C /tank/root/boot
cd ~/freebsd/manpages && cat manpages.?? | sudo bsdtar --unlink -xpzf - -C /tank/root

Les finitions :

# On utilisera le kernel GENERIC
sudo rmdir /tank/root/boot/kernel && sudo mv /tank/root/boot/GENERIC /tank/root/boot/kernel

# On copie le cache zpool pour que la freebsd retrouve "tank"
sudo cp /var/lib/zfs/zpool.cache /tank/root/boot/zfs/

# On évite un warning
sudo touch /tank/root/etc/fstab

# On se fait un rc.conf
cat << EOF | sudo tee /tank/root/etc/rc.conf
hostname="shen.philpep.org"
keymap="fr.iso.acc"
zfs_enable="YES"
EOF

# On met mountpoint / pour tank/root (comme ça tank/root/... se montera à partir de /)
sudo zpool export tank
sudo zpool import -R /mnt tank
sudo zpool set mountpoint=/ tank/root

Et maintenant le plus dur, grub2 :

menuentry 'FreeBSD' {
    insmod zfs
    search -s -l tank
    kfreebsd /root@/boot/kernel/kernel
    kfreebsd_module_elf /root@/boot/kernel/opensolaris.ko
    kfreebsd_module_elf /root@/boot/kernel/zfs.ko
    kfreebsd_module /root@/boot/zfs/zpool.cache type=/boot/zfs/zpool.cache
    set kFreeBSD.vfs.root.mountfrom=zfs:tank/root
}

Donc avec cette syntaxe on peut charger des modules au boot et écrire dans des variables sysctl (chose qu'on fait dans /boot/loader.conf avec le bootloader de FreeBSD).

Ça juste marche, et je trouve ça bien pratique, surtout qu'on peut se servir du pool zfs depuis Debian, et on peut aussi monter l'ext3 depuis FreeBSD.

EDIT: Je ne peut pas garantir que ce soit très fiable tout ça. Prudence donc. Si vous avez des problèmes au boot de FreeBSD (truc du style "alloc magic is broken") vous pouvez essayer de remplacer search -s -l tank par set root=(hd0,3) (avec la pool en /dev/sda3 chez moi).

NSD pour remplacer BIND

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17 / 11 / 2010
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Je loue une machine virtuelle chez lost-oasis à (12€ par mois, 256Mo de RAM) pour faire du monitoring nagios, du mx/dns secondaire et du mirror http pour mes autres machines dans mon appart. Elle tourne sur Debian (en paravirtualisation kvm, virtio etc), avec de l'openvz par dessus. 256Mo ça fait pas beaucoup, et en browsant sur mon top, j'ai remarqué que c'était bind qui prenait le plus de mémoire (loin devant postgresql et php-cgi).

Je me met donc à la recherche d'un serveur dns qui serait plus léger que bind et qui fasse aussi bien dns primaire et secondaire pour mes 5 petites zones et je me souviens avoir vu passer une news à propos de l'intégration récente de nsd dans OpenBSD-Current. Ni une ni deux je dégaine mon apt-get install nsd3 et après quelques jours d'utilisation j'en suis très content.

Ce qu'il faut savoir à propos de nsd :

  • C'est un serveur authoritative only (contrairement à bind qui fait aussi cache et récursion)
  • Il est utilisé par quelques uns des root dns servers (on peut donc lui louer une certaine robustesse)
  • Il sait lire les même fichiers de zones que bind
  • La configuration est extrêmement simple
  • Il est bien plus léger en RAM que bind même configuré pour faire la même chose.
  • Il fonctionne très bien avec bind en master (j'ai pas testé dans l'autre sens)

Que du bon donc, laisser moi vous montrer un bout de config comme c'est simple :

server:
    hide-version: yes

# Une config master avec deux slaves 
zone:
    name: "philpep.org"
    zonefile: "master/philpep.org"

    notify: 217.70.177.40 NOKEY
    provide-xfr: 217.70.177.40 NOKEY

    notify: 212.85.155.53 NOKEY
    provide-xfr: 212.85.155.53 NOKEY

# Une config slave avec un master
zone:
    name: "philpep.org"
    zonefile: "slave/philpep.org"

    allow-notify: 82.229.137.130 NOKEY
    request-xfr: AXFR 82.229.137.130 NOKEY

# Apparemment nsd master ne gère que les transferts de zone AXFR (et pas IXFR)
# Ça n'a pas d'incidence l'un est testé puis l'autre si ça marche pas. Mais vous pouvez éviter
# un message de log en mettant AXFR dans request-xfr dans le cas d'un nsd master et slave.

Les zones sont strictement les mêmes que celles de bind.

Bien sûr il est possible de faire des config bien plus velues avec des clés pour faire des zones dynamiques, du chroot etc, voyez nsd.conf(5)

Il y a aussi un utilitaire bien convi pour controler le serveur : nsdc(8). Avant de démarrer le serveur pour la première fois, il faut compiler les zones avec nsdc rebuild.

J'ai trouvé nsd tellement pratique que je l'ai aussi installé en master sur mon serveur FreeBSD (dns/nsd), bind sert toujours pour le cache,récursion et mes zones en local, mais je vais certainement le remplacer par un djbdns ou un dnsmasq

Le script rc de nsd sur FreeBSD /usr/local/etc/rc.d/nsd est pas terrible, utilisez plutôt nsdc ou attendez que mon patch soit accepté :-)

NanoBSD avec / en nfs

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3 / 11 / 2010
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Dans un précédent post j'expliquais comment utiliser le script /usr/src/tools/tools/nanobsd.sh des sources FreeBSD pour construire un système FreeBSD pour l'embarqué.

Dans le processus de création d'un tel système, il peut être utile de tester son système sans utiliser la carte flash. On peut adapter le système en le testant sur NFS et n'écrire l'image finale sur la carte flash que quand on a fini.

kernel

Il faut compiler le kernel avec support NFS et NFS comme système de fichier racine

options NFSCLIENT
options NFS_ROOT

dhcpd.conf

Avec l'option root-path on spécifie le path du montage nfs au client dhcp.

filename "pxeboot";
next-server 192.168.0.20; # le serveur tftpd
option root-path "192.168.0.20:/usr/obj/nanobsd.solo/_.w; # le montage NFS

inetd.conf

Le bootloader pxeboot est récuperé via tftp, lui même activé par inetd

tftp    dgram   udp     wait    root    /usr/libexec/tftpd      tftpd -l -s /tftpboot

pxeboot

On compile pxeboot avec un baud de 115200 sur la sortie série.

cd /usr/src/sys/boot
make BOOT_PXELDR_ALWAYS_SERIAL=1 BOOT_COMCONSOLE_SPEED=115200
mkdir /tftpboot
cp i386/pxeldr/pxeboot /tftpboot

nfs

Juste une ligne dans /etc/exports, 192.168.0.1 étant l'IP donnée par mon serveur dhcp à la machine cible.

/usr/obj/nanobsd.solo/_.w -alldirs -maproot=root 192.168.0.1

rc.conf

On active tout ça dans /etc/rc.conf

 inetd_enable="YES"
 nfs_server_enable="YES"
 rpcbind_enable="YES"
 mountd_flags="-r"
 dhcpd_enable="YES"

Et on démarre les services :

 /usr/local/etc/rc.d/isc-dhcpd start
 /etc/rc.d/inetd start
 /etc/rc.d/rpcbind start
 /etc/rc.d/nfsd start

Maintenant il faut modifier le système généré par NanoBSD car il s'attend à avoir la carte flash comme système de fichier.

J'ai juste crée une fonction dans ma config nanobsd (fonction à enlever quand on crée les images disques bien entendu) :

post_nfsroot {
    rm ${NANO_WORLDDIR}/etc/fstab
    rm ${NANO_WORLDDIR}/conf/default/etc/remount
    echo "" > ${NANO_WORLDDIR}/conf/base/etc/fstab
}

late_customize_cmd post_nfsroot

Voilà, n'oubliez pas l'option -i pour gagner le temps de construction des images disques et bon debug :)