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23/2/2010 Astuce pf du jour
J'ai la chance d'avoir une bibliothèque avec un rayon informatique bien rempli dans mon Université, dernièrement j'y ai emprunté ce bouquin. Là dedans j'y ai vu une syntaxe pour décrire le réseau local que j'avais raté quand j'ai lu la doc :
ext_if = "rl0"
# Au lieu de
localnet = "{ 192.168.0.0/24, 2a01:e35:2e58:9820::/64 }"
# On peut mettre
localnet = $ext_if:network
# Ou encore
localnet = rl0:network
Pf va lui même calculer le réseau local à l'aide de l'IP du netmask et du prefixe.
Attention tout de même si vous avez plusieurs IP (v4 et v6) sur l'interface, ça peut produire des règles redondantes, en cas de doute :
pfctl -sr
EDIT (27/02/10) : En fait quand il y a des alias sur l'IP il va les évaluer mais pour ne spécifier que l'adresses (sans les alias) on peut mettre $ext_if:network:0
6/12/2009 pfstat
J'aime pas franchement les graphe les chiffres tout ça (j'entends déjà rire les gens qui me connaissent devant ce mensonge éhonté). Mais j'avoue que j'aime bien les stats donnée par pfstat (le site est souvent down en ce moment). Ce petit soft récolte des statistiques temporelles sur pf et peut les cracher sous forme de graphe.
Petit exemple tout de suite, ce graphe représente le traffic entrant/sortant (in/out) autorisé/bloqué (block in/block out) sur mon routeur pour les dernières 24h.

C'est assez interessant, il peut faire une multitude de graphes configurables, je vais pas poser ma conf ici parce que je l'ai honteusement pompée sur calomel. À noter que pfstat est aussi disponible en daemon (pfstatd), ça permet de générer les images des statistiques d'une autre machine. Il suffit de lancer pfstatd sur la machine ou l'on veut faire des statistiques, et lancer pfstat (dans cron par exemple) avec les options -r host:port.
Vous pouvez voir ici ce qui se passe sur mes deux modestes machines qui font exister philpep.org.
EDIT 10 janvier 2010 : pfstat ne semble plus maintenu :/ , en tout cas il a du mal avec les dernières versions de pf. Bref les graphes que vous voyez sont vieux
18/11/2009 fail2ban sshd et pf
Mon /var/log/auth.log est blindé de choses du genre :
Nov 18 17:56:27 lenine sshd[49297]: Invalid user marcio from 24.17.93.35 Nov 18 17:56:27 lenine sshd[49297]: error: PAM: authentication error for illegal user marcio from 24.17.93.35 Nov 18 17:56:27 lenine sshd[49297]: Failed keyboard-interactive/pam for invalid user marcio from 24.17.93.35 port 63330 ssh2 Nov 18 17:58:05 lenine sshd[49312]: Address 92.126.194.108 maps to alfa.navsystem.ru, but this does not map back to the address - POSSIBLE BREAK-IN ATTEMPT! Nov 18 17:58:05 lenine sshd[49312]: Invalid user marcio from 92.126.194.108 Nov 18 17:58:05 lenine sshd[49312]: error: PAM: authentication error for illegal user marcio from 92.126.194.108 Nov 18 17:58:05 lenine sshd[49312]: Failed keyboard-interactive/pam for invalid user marcio from 92.126.194.108 port 38920 ssh2
C'est une attaque classique par dictionnaire mais distribuée. Ma seule défense pour l'instant c'est mon parre feu qui bloquait les bruteforces un peu trop rapides. Alors même si pf en filtre quand même pas mal, les petits malins tournent sur plusieurs IPs pour faire un bruteforce moins visible.
J'ai donc décidé de bloquer le reste avec fail2ban, la conf par défaut n'est pas adapté à ma config, j'ai des besoin précis sur le filtre sshd et il faut que ça marche avec pf.
L'install est toujours aussi simple :
# make -C /usr/ports/security/py-fail2ban install
La conf est dans /usr/local/etc/fail2ban
En premier lieu, créer l'action pour pf :
action.d/pf.conf
[Definition] actionstart = actionstop = actioncheck = actionban = pfctl -t flood -T add <ip> actionunban = pfctl -t flood -T del <ip>
Comme vous voyez on va largement utiliser les tables pf, il y a donc quelques modifs à faire dans votre /etc/pf.conf :
# La table table <flood> persist # On laisse passer tout sauf les IP de <flood> pass in inet proto tcp from ! <flood> to $ext_if port ssh
Ensuite on modifie le filtre filter.d/sshd.conf :
[INCLUDES]
before = common.conf
[Definition]
_daemon = sshd
failregex = ^%(__prefix_line)s[iI](?:llegal|nvalid) user .* from <HOST>\s*$
^%(__prefix_line)sAddress <HOST> .* POSSIBLE BREAK-IN ATTEMPT\s*$
ignoreregex =
Et on active le filtre dans jail.conf :
[ssh-pf]
enabled = true
filter = sshd
action = pf
sendmail-whois[name=SSH, dest=root@localhost, sender=noreply@localhost]
logpath = /var/log/auth.log
maxretry = 1
bantime = 86400
Ils sont bannis pour 1 jours (de quoi leur faire perdre beaucoup de temps). En prime pour chaque ban vous recevez le whois de l'IP concernée par mail.
Finalement on oublie pas de lancer fail2ban :
# echo fail2ban_enable=\"YES\" >> /etc/rc.conf # /usr/local/etc/rc.d/fail2ban start
Ce qui pourrait être intéressant c'est de choper automatiquement les adresses mail Abuse du whois pour envoyer un mail au FAI du méchant pour lui dire tout ce qu'on pense de son client. Mais bon, on ne va pas non plus faire de délation à la HADOPI.